Dans un monde très lointain, les vapeurs de notre destin remontent à la surface de la toile de SARAHINA.
Courbée sur tes cuisses telle une fougère. Des champs de blé regorgent de poissons verts.
Du ma’a pour apaiser nos souffrances
Du ma’a pour rassasier nos errances et nous retrouver,
Enfin.
Ils ont tout à portée de main. Leurs regards métalliques et félins plongent dans les nôtres sans vraiment nous voir. Leur désir est ailleurs, leur désir est complet. Leurs corps s’entrelacent, leurs cœurs s’entraiment.
« Et si nous oublions un jour que l’on s’est aimé, Pua’a Oviri sera là pour nous le rappeler.
Souviens-toi, tendre amour, le jour où nous nous sommes métamorphosés,
où nous sommes devenus l’autre,
le nous mélangé.
Sur toi le pinceau m’a mise, comme une branche pousserait d’un tronc solide
et brun.
Nous ne craignons rien, ni le temps, ni la mort, ni le jugement des
Hommes.
Puisque du fond des temps, l’écho de la toile PUA’A OVIRI imbiberait les
Astres de nos esprits.
Et l’on appartient l’un à l’autre, soudés par la sève qui sourd entre nos reins. C’est ainsi que le pinceau de Sarahina a marqué notre destin. »
Et si nous oublions un jour que l’on s’est aimé, Pua’a Oviri sera là pour nous le rappeler.









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